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Bertrand Cantat - Amor FatiImage (2017)

Pistes :

 

01.    Amie nuit

02.    Amor Fati

03.    Silicone Valley

04.    Excuse My French

05.    L’Angleterre

06.    J’attendrai

07.    Les pluies diluviennes

08.    Anthracitéor

09.    Chuis con

10.    Aujourd’hui

11.    Maybe I

 

Musiciens :

 

Bertrand Cantat (guitare, orgues, chant) - Pascal Humbert (basse, piano, machine à vent, percussions,...) - Bruno Green (guitare, claviers, percussions) - Frédéric Girard (batterie, percussions, sanza) - Laurent Girard (guitare, basse, claviers, piano) - Erik Truffaz (tompette) - …

 

Critique :

 

Sorti en pleine tourmente - une enquête du Point étonnamment fuitée la veille accuse lourdement, à tort ou à raison, mais ce n’est pas ici le propos – Amor Fati s’est fait discret médiatiquement. Pas de promo, pas d’envoi aux journalistes. Mais musicalement, un disque de Bertrand Cantat ne peut laisser indifférent. Il fût le frontman de Noir Désir, l’une des plus immenses bêtes de scène de notre vieil hexagone. Puis, bien plus tard, il co-fonde Detroit (avec Pascal Humbert, encore à ses côtés ici) qu’il soutient lors d’une vaste tournée salvatrice et souvent à guichet fermé.

 

Ce coup-ci, il se livre seul. A nu ou presque, le visage à peine masqué et le patronyme en toutes lettres sur l’écrin. Il y a plusieurs semaines, Amor Fati était précédé d’un premier single insipide, « L’Angleterre », une critique acerbe du Brexit. Riff moisi, mélodie sans relief et refrain étonnamment balourd. Après ça, comment ne pas aborder Amor Fati la trouille au ventre ?

 

Heureusement, les deux premiers titres rendent à Bertrand Cantat sa maestria narrative. Sur l’intro calme au fond électro, « Amie Nuit », puis sur l’étonnant hip hop incarné « Amor Fati », pièce maîtresse de ce premier album solo. Chanson sans concession, exorcisant ses pensées, il règle ses comptes le couteau entre les dents : « Cent fois tomber à terre cent fois se relever / Et si tu l'aimes la poussière, tu vas te régaler / Bambam ton coeur explose / Et si tu l'oses ramène ta prose / Augmente la dose / C'est sûr ils aimeront pas / Ils diront qu't'as pas l'droit / Chaque fois chaque chaque chaque chaque fois ». Rendre les coups. 

 

Cantat conserve donc sa remarquable plume, son regard sans concession sur la société et ses satires parfois réussies : chanson sous tension (« Excuse My French »), poignante (« Les Pluies Diluviennes »), habile même si déclamatoire sur le fond (« Aujourd’hui »). Seules quelques coutures trop visibles ternissent un peu le tableau. Outre « L’Angleterre », l’hymne syndical « Chuis Con » est loin de l’élégance de ses grandes chansons engagées (« L’Homme Pressé » ?) et trop proche de Shaka Ponk, « J’Attendrai » est assez ennuyeuse et « Sillicon Valley » plutôt quelconque…

 

Pour fermer la marche, « Maybe I » se met à poil, voix tendue et harmonica saillant. Il rappelle « Ernestine », au bon vieux temps. Ouvert à tous les courants musicaux, Bertrand Cantat signe un disque réussi sans être lumineux, quelquefois au-dessus du lot, souvent en-dessous de lui. Voilà le seul écueil.

 

Note Rocklegends : 3 /5

 

Jean

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