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Foo Fighters - Concrete And GoldImage (2017)

Pistes :

 

01. T-Shirt

02. Run

03. Make It Right

04. The Sky Is a Neighborhood

05. La Dee Da

06. Dirty Water

07. Arrows

08. Happy Ever After (Zero Hour)

09. Sunday Rain

10. The Line

11. Concrete and Gold

 

Musiciens :

 

Dave Grohl (guitare, chant) - Nate Mendel (basse) - Taylor Hawkins (batterie) - Chris Shiflett (guitare) - Pat Smear (guitare) – Rami Jaffee (claviers)

 

Chronique :

 

J’aurais préféré vous donner la recette de mes fabuleux blinis végan. Ou vous parler de mon chat, Slash : tête de mule ascendant racaille du quartier chasseur de tarente aguerri. On se serait bien marré si je vous avais raconté comment mon frère, rond comme une queue de pelle, s’est endormi à 3 du mat dans les chiottes, le gars ronflait si fort, la tête dans la cuvette, on a bien cru qu’un Ours était rentré dans la maison. Mais à un moment donné va bien falloir qu’on cause boutique, et je suis là pour vous parler de Concrete And Gold, 9ème album studio des Foo Fighters.

 

Sur le papier y avait tout. Le nom qui claque, le visuel subtile et élégant, « Run », LE single. Quintessence Foofightienne, crescendo émotionnel fédérateur dont ils ont le secret, indiscutable hit travaillé au lance flamme. Du genre qui emporte des stades entiers. Puis « The Sky Is A Neighborhood » bluesy, minimaliste et Dave qui crache tripes et boyaux, j’adore. La promo ! Un peu comme Martine, on les a vu partout : à la mer, à la montagne, à la ferme, chez Konbini dans le Carpool karaoké, ils nous ont fait des jolis dessins, nous ont raconté des histoires d’application pour admirer les étoiles en écoutant l’album, nous ont tenu en haleine avec des rumeurs de featuring pas dieu possible (..Les boys II Men…?? Justin Timberlake…??…Mireille Mathieu…?? L’équipe des Broncos de Denver…??)

 

J’y ai mis tout mon cœur. Toute ma bonne volonté. Je suis montée au ciel et je suis redescendue. J’ai écouté, ré-écouté. Encore. Et encore. Je suis passée au-dessus de « Tee shirt » incolore, inodore, sans saveur, ni bon ni mauvais, pour retrouver « Run » avec plaisir. J’ai trouvé « Make It Right » intéressant ! Rythmique super groovy et riff très efficace. Le refrain reste un peu chiant mais le bridge amène de la hauteur et de la consistance. « The Sky Is A Neighborhood » juste derrière, comme dirait l’autre « jusqu’ici tout va bien ».

 

L’histoire bascule avec « La Dee Dah » (il est encore temps pour vous de me réclamer une recette de cuisine). Médiocre et sur-produit, succession d’éléments sonores disparates sans intérêt, équation musicale insoluble et indigeste. De ce que j’arrive à en comprendre, ce morceau pourrait un jour avoir une chance et une seule : joué un de ces quatre en acoustique, dépouillé de tous les effets qu’on lui a infligé, et encore c’est pas gagné. Je comprends l’intention. Mais c’est maladroit, mal amené, ni fait, ni à faire. 

 

« Dirty Water » le pétard mouillé. Tu allumes le bordel, tu le poses devant toi, le bruit de la mèche est doux et feutré, les étincelles discrètes. Pourtant, tu fais 4/5 pas en arrière et tu protèges ton visage avec ton bras parce que TU SAIS que ça va partir et que tu vas en prendre plein ta gueule… Mais ce truc gît là de tout son long et fini par s’éteindre dans un sifflement pitoyable. L’histoire de l’attente désespérée d’un climax, d’une envolée, d’une embardée, d’un retournement de situation… qui n’arrivera jamais vraiment.  

 

La production dans sa globalité me pose plusieurs problèmes : le son est écrasé, les mises en place sont pauvres et sèches. Et le travail sur les voix ne me plaît PAS mais alors PAS DU TOUT. Après « Happy Ever Aafter », balade fadasse d’une niaiserie exemplaire, je comptais vraiment sur Taylor Hawkins et Paul Mc Cartney, respectivement chanteur et batteur sur « Sunday Rain » pour élever le débat. Mais rien à faire ça ne prend pas. Je me remets en question, je me refais un café, je me repasse le morceau… Electroencéphalogramme plat, je n’ai plus de pouls, j’ai froid, puis chaud, je me meurs d’ennui, je vois tout noir et la lumière au bout du tunnel n’est que l’écran de mon ordi que j’ai laissé allumé. 

 

« The Line » aurait pu, aurait dû mais n’a pas su. Linéaire, ordinaire, superficiel et sans profondeur. Le pompon c’est « Concrete And Gold » tellement mauvais qu’il en est presque caricatural. Les harmonies vocales sont d’une insupportable naïveté… C’est vide et creux, ça manque de couille, de sang, de sueur.

 

Est-ce que je suis déçue ? Un peu c’est vrai. Est-ce que je suis en pétard ? Absolument pas. Vous savez pourquoi j’aime ces mecs ? Parce qu’ils aiment ce qu’ils font, parce qu’ils aiment leur public et qu’ils aiment que leur public aime ce qu’ils font. Pour cette fois-ci et pour moi, c’est un coup dans la flotte, mais je suis fan à la mort, parce que je soutiendrai toujours ceux qui préfèrent plastiquer les clôtures de leurs propres zones de confort, quitte à se ramasser un peu (beaucoup), quand d’autres se contentent d’enfoncer des portes en carton grandes ouvertes. 

 

Note Rocklegends : 2 /5

 

Sheena

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