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AC/DC - POP Bercy - 27.02.2009Image (2009)Anthologique

Crédit photo :

Tran Grégory - www.pixophil.fr

Date et lieu :

Palais omnisport de Paris Bercy - 27 février 2009

Live report :

De ma vie, je n'ai jamais vu autant de mecs contents de porter des cornes. En même temps, il a fallu attendre plus de 7 années pour revoir les Australiens lâcher une orgie de décibels sur le sol français. Black Ice, sorti en 2008, a dépassé allègrement les 6 millions de ventes et AC/DC a bourré, à l'heure qu'il est, deux Bercy, un Stade de France et un Stade Vélodrome en une poignée de minutes. Pas de doute, les Australiens sont toujours l'un des plus grands groupes de rock du monde. C'est dit.

Sur les coups de 19h30, le contrôle billet passé, on s'attend enfin à croiser du moustachu et du tatoué, du vrai avec des aigles dans le dos et du gilet sans manche en cuir. Pour un dépucelage en règle avec AC/DC, on rêve presque de barbichette, de lunettes noires, de vieilles effluves de transpiration… Le minimum syndical quoi. De ce côté, pas de quoi fouetter un coyotte, trois ou quatre spécimens qui traînent mais pas non plus une tripotée. En attendant le début, les fans s'agitent et comparent un peu qui a la plus grosse… collection de concerts à leur actif. Quelques uns se perdent encore à expliquer que Brian Johnson ne remplaçera jamais Bon Scott, débat dévenu un peu has been près de 30 ans après le décès !

Première partie : Amuse gueule…

Les irlandais de The Answer montent sur scène avec une envie d'envoyer le gros son. Premiers coups de gratte et le rock n' roll sort de sa tanière. Putain t'entends ? Le son est brouillon et ça sonne méchamment Led Zep, mais en bien moins bon !. Naturellement. Sous ses airs de Robert Plant, crinière blonde au vent, le chanteur braille, la voix aigüe et éraillée, sur fond de riffs et solis assez bien foutus. Un amuse gueule pas désagréable, sans plus. Garçon, vite la suite !

Rock n' roll show !

Il est un peu moins de 21h et Bercy commence à chauffer comme une cocotte minute. Le public tarde à envoyer la ola réglementaire mais finit par se lâcher. Mais une chose est sûre, si les Australiens assurent comme les critiques de l'avant-veille l'ont dit, alors ça risque de défriser sévèrement les rouflaquettes.

Les lumières s'éteignent, la folie gronde, l'écran géant (euphémisme) s'allume et lance le dessin animé d'intro. Une histoire de train qui fonce à toute allure. Le rythme est effrené, à te flanquer la gerbe…. A la fin de l'histoire, le diablotin d'Angus tente d'empêcher le train de dérailler avec sa SG avant que la scène n'explose véritablement et que l'écran ne s'ouvre pour laisser entrer une locomotive géante. Les premiers riffs de « Rock N' Roll Train » envoient déjà le bois. On vient déjà de passer le mur du son.

Le décor est planté d'entrée avec une scène hallucinante, la solide section rythmique basse, batterie, guitare, installée au pied de la loco et Brian Johnson aux côtés d'Angus au premier plan. Tradition oblige. Durant la première demi heure, Brian Johnson avec sa dégaîne de camioneur s'occupe de chauffer à bloc une armada de fans conquis d'avance. Angus mouline à mort et commence à tremper le traditionnel costume d'écolier de sa royale transpiration. Les classiques « Back In Black », « Dirty Deeds Done Cheap », et autre « Thundertrucks » se mêlent sans mal aux excellents nouveaux titres choisis dont « Big Jack » et « Black Ice ». Une grosse entame qui tue.

A partir de « The Jack », le concert prend une nouvelle dimension. Angus fait honneur à sa légende et entame un strip finissant par le laisser torse nu. Le guitariste prend alors le contrôle total du show et avale des kilomètres de scène, distillant des paquets de soli enflammés. « Hell's Bells » sonne le glas avec l'habituelle cloche géante, suivi d'une tripotée de titres incroyables. « Shoot To Thrill », « War Machine », les énormes « You Shook Me All Night Long », « T.N.T. » et « Whole Lotta Rosie »… le panard total. Brian est parfois un peu à la rue avec des cordes vocales légèrement atteintes (euphémisme, encore) mais Angus est de toute façon déchaîné, plus rien ne l'arrête. « Let There Be Rock » clos le débat avec un final en trombe. LE solo qui torture à mort la SG, celui qui enchaîne des camions de notes à la seconde, celui qui voit Angus finir à genoux, se rouler à terre, monter à cinq ou six mètres de haut sur une plateforme, celui qui dégage le nez en bouchant les oreilles, celui qui peut rendre fou… et qui a rendu fou.

La scène ne reste pas vide bien longtemps, les Australiens décochent un « Highway To Hell » toujours aussi fédérateur et un final accompagné de coups de canon sur « For Those About To Rock (We Salute You ) ».

La leçon de rock est terminée. La mitraillette d'Angus est au placard jusqu'à la prochaine fusillade. La tête farcie de morceaux légendaires, les oreilles gavées d'acouphènes, c'est l'heure de redescendre sur terre avec une seule certitude. Ce soir, AC/DC était ANTHOLOGIQUE.

Jean Jean

Setlist :

01. Rock'n Roll Train
02. Hell Ain't a Bad Place to Be
03. Back in Black
04. Big Jack
05. Dirty Deeds Done Cheap
06. Anything Goes
07. Shot Down In Flames
08. Thunderstruck
09. Black Ice
10. The Jack
11. Hell's Bells
12. Shoot to Thrill
13. War Machine
14. You Shook Me All Night Long
15. T.N.T.
16. Whole Lotta Rosie
17. Let There Be Rock

Rappel :

18. Highway to Hell
19. For Those About to Rock (We Salute You)

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