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Ghinzu - La Carène - 04.04.2009Image (2009)


Crédit photo :

Doudou

Ghinzu à la Carène.















Date et lieu :

La Carène, Brest - 04 avril 2009

Commentaires :

J'ai découvert Ghinzu en juillet 2005 au Festival des Vieilles Charrues. Ce soir là, le groupe jouait sur la plus petite scène dans le cadre d'une soirée Belge aux côtés des Hollywood Porn Stars et An Pierlé. Pas forcément enthousiasmé par la venue de New Order sur la Grand Scène, on s'était rabattu sur la petite scène. La claque ! Le parterre était bondé et chaud bouillant devant un groupe et un chanteur très énergiques. Une découverte assez énorme. Acheté peu après, l'album Blow confirmait les espoirs.

Le groupe s'est lancé depuis la fin mars, quelques jours avant la sortie de leur troisième album Mirror Mirror, dans une tournée française avec un passage à Brest, au lendemain du Bataclan. Impossible de rater ça !

Du garage dans la Carène…

Première partie, The Black Box Revelation. Qui ? euh... j'sais pas moi ! En fait, The Black Box Revelation sont deux, un duo Flamand de rock garage ! Ca ne s'invente pas… Un grand tout mince à la guitare et au chant et un plus petit blond costaud derrière la batterie. Premier coup de guitare et c'est parti. Réverb' en masse, riffs bien salasses et martèlement des fûts, limite réglementaire. Non de dieu, ils envoient la purée les gamins. C'est pas que ce soit original ni génial, mais les morceaux passent et leur set prend du volume. Une sorte de mélange des Stooges chantés par Liam Gallagher. Le chanteur finit le set debout sur la grosse caisse, pendant que le batteur laboure méchamment son tambour. Ca, c'est fait.

Ghinzu on stage...

Après un long moment d'attente dû à de multiples réglages, mise en place des instruments et des… bières (en masse !), les lumières finissent enfin par s'éteindre. Ghinzu entre en scène, avec une intro et un chant traf' répétant « Ghinzu on stage », lumières et néons éclairant à peine la scène. Premier titre très aérien, les Belges choisissent « Mother Allegra » et l'électro énergique « Mirror Mirror » pour entamer le show. Tous deux tirés du dernier album. Le son est massif, la qualité est assez remarquable. On en prend plein la tête sans pour autant se vriller les tympans. John Stargasm est logiquement assis au milieu devant son clavier et chante comme à l'entraînement, très clairement, entre deux gorgées de binouzes. Ca, c'est du tout bon. L'ambiance tarde à décoller mais l'arrivée des nouveaux singles « Cold Love » et « Take It Easy » et des premiers déhanchés de Stargasm boostent un peu l'ensemble. L'euphorie gagne la foule lorsque les premières notes de « High Voltage Queen ». Montée en puissance, la rythmique prend au corps, la voix est toujours aussi claire et le public frappe dans les mains. Voilà ce qu'on était venu chercher, une émotion bien trempée. La fin du morceau n'est que folie et bonheur. Ca claque ! John Stargasm confirme, « vous avez été longs à démarrer, le concert commence maintenant ! ». La suite reste sur le fil du rasoir, avec la planante « This Light » qui annonce l'enchaînement fatal. « The Dragster Wave » est énorme, l'instrumentale « 21st Century Crooner » débouche sur une version dantesque de « Do You Read Me » qui cartonne et transpire tout son potentiel rock. Ghinzu est en place, Stargasm joue avec le public et nous, on vient de prendre une claque. Prêts à tendre l'autre joue !

Le problème, c'est qu'après ça, faut pas se rater. Question de goût, mais le choix des titres de fin sont discutables. Si Mirror Mirror offre d'excellents morceaux dont certains ont été joués et réussis, le délire un peu fantasque de « Je t'attendrai » et « Kill The Surfers » pour clore la première partie avant rappel est d'un goût légèrement douteux. Et puis la surprise est d'autant plus grande quand Stargam remercie et souhaite une bonne soirée après une heure de show environ. Tant pis, on se vengera sur les rappels…

Clope ou bière au bec, les Bruxellois reviennent pour un premier rappel. Les lignes ont bougé, Stargasm a chaussé la basse, le bassiste est passé à la guitare... Le groupe entame « Mine » dans une version très (trop ?) électro. Un peu trop bordel sonore sur la fin… Ghinzu se retire une nouvelle fois avant de revenir jouer l'excellente « Blow ». Dernier rappel, Greg Remy rechausse sa guitare, empoigne le micro et lance le riff mythique de « I Wanna Be Your Dog ». Complètement hors du style de Ghinzu, la reprise des Stooges est sympa mais pas non plus indispensable. Les Belges se retirent, sous l'ovation.

Ce soir, Ghinzu a donné un bon concert, un live de début de tournée avec un son qui plaidait en sa faveur. Mais lorsqu'on connaît le potentiel de ce groupe et la qualité technique de ses membres, on est en droit de jouer les enfants gâtés et d'en vouloir un peu plus… Prochain coup, on y sera encore !

Jean Jean

Setlist :

01. Intro
02. Mother Allegra
03. Mirror Mirror
04. Cold Love
05. Take It Easy
06. High Voltage Queen
07. This War Is Silent
08. This Light
09. The Dragster Wave
10. 21st Century Crooner
11. Do You Read Me
12. Je t'Attendrai
13. Kill The Surfers

Rappel 1 :

14. Mine

Rappel 2 :

15. Blow

Rappel 3 :

16. I Wanna Be Your Dog

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