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Motorhead, Babyshambles, The Kooks, The Hives... - Festival des Vieilles CharruesImage (2008)


Crédit photo :

Hervé LE GALL Cinquième Nuit

Lemmy Killmister et Motorhead ont remué le Centre Bretagne !

Date et lieu :

Carhaix - 17 au 20 juillet 2008

Commentaire :

Cette 17ème édition des Vieilles Charrues (et la 8ème pour ma part…) a commencé sous un soleil radieux et généreux. Ca fait du bien quand on connaît la grisaille qui plane actuellement sur le paysage des festivals. Les organisateurs français doivent donc avoir le palpitant au maximum, frôlant la tachycardie. Mais avec le soleil, sont venus les festivaliers, plus de 215 000 en 4 jours… leur record ! De quoi soulager largement l'asso des Charrues.

Comme chaque année, je choisis religieusement mes concerts. Le jeudi et le dimanche ont largement emporté mes suffrages…


Jeudi : Du lourd et du bon !

Depuis 3 ans, les organisateurs ont fait basculé le festival sur 4 jours. Johnny Hallyday et Charles Aznavour étaient les tauliers des deux premières années, pour la journée du jeudi. Changement de cap, pour cette édition placée sous le signe des pirates, les organisateurs ont choisi de s'appuyer sur une affiche un peu plus équilibrée de 3 trois têtes d'affiches : Motorhead, Ben Harper et Babyshambles, introduits par la mise en bouche « baby rock » des BB Brunes. Nous arrivons justement sur le champ durant la prestation des jeunes parisiens. Pas le temps de les voir, il fait soif ! « Tavernier, mets nous une bière nondédieu ! »… faut dire, on crève de chaleur là-dedans ! Et puis Motorhead n'est pas loin, il va falloir être prêt…

Focus On : Motorhead

Sur les coups de 20h, le capitaine corsaire, la légende vivante, Lemmy Killmister entre en scène avec sa basse et son éternel chapeau de pirate. C'est surréaliste d'imaginer que Motorhead joue aux Vieilles Charrues ce soir. Malgré tout l'éclectisme dont fait preuve le public, Motorhead est certainement le groupe le plus violent (musicalement) qui ait foulé la pelouse de Carhaix ! Et les anglais tiennent d'entrée leur réputation avec pour simple intro « Bonjour, comment ça va ? We're Motorhead and we play rock & roll » et lancent « Dr Rock ». Et c'est parti pour une heure de rock couillu dans une tempête sonore à tout casser ! La voix de Lemmy est détruite par plus de 30 ans de scène et d'abus en tous genres. Phil Campbell à la guitare et Mikkey Dee à la batterie se chargent de mener l'offensive sur ce speed metal hallucinant… Une partie des festivaliers se sont jetés dans la bataille, tandis que l'autre reste extatique, voire un brin pétrifiée devant le phénomène ! Difficile de discerner les différents titres (n'étant pas en plus fin connaisseur de toute leur carrière) dans ce brouhaha sûrement un poil trop bordélique, mais se lâcher sauvagement sur « Stay Clean » et sur le final fracassant de « Ace Of Spades » et « Overkill », s'égosillant sur le refain « Overkill, Overkill, Overkill », c'est tout bonnement hallucinant. Lemmy et ses potes ont cramé de l'asphalte et des enceintes ce soir ! Mention spéciale à Mikkey Dee pour son solo de batterie ahurissant.

Focus On : Ben Harper

Changement d'ambiance ! Contraste évident, Ben Harper, accompagné de ses Innocent Criminals, est venu porter un message d'amour et de paix, point en l'air et main sur le coeur. C'est sa troisième apparition à Carhaix, public et festival qu'il affectionne tout particulièrement et qu'il ne cesse de rappeler. C'est la première fois que je vois Ben Harper sur scène et malgré tout ce que l'on peu entendre, notamment au niveau de la mollesse du concert, la surprise est plutôt bonne. Musicalement, la maîtrise est forcément excellente, le groupe étant parfaitement calibré et techniquement irréprochable (putain de bassiste !). Le Californien en profite pour retracer un peu toute sa carrière avec une setlist éclectique et un mix de styles assez pléthoriques. On ressent forcément les influences du reggae, du rock et du blues et naturellement de Jimi Hendrix. Lorsque Ben Harper joue assis de sa slide guitar et qu'il se lance dans des envolées solistes, pédale Wah Wah à l'appui, on ressent même l'âme d'Hendrix. Et franchement, l'ambiance est chaleureuse, le public bouge et danse, participe volontiers aux choeurs et autres applaudissements. J'apprécie bien de pouvoir entendre pour la première fois en concert les « Excuse Me Mr », « Burn One Down » et autre « Diamond On The Inside », dans des versions souvent à rallonge et bien groovy. Il intègre beaucoup de parties instrumentales à son show. Seul petit bémol, il manque un petit quelque chose… un je ne sais quoi, comme une prise de risque ou un supplément d'âme… un échange fusionnel à la magie palpable comme Arcade Fire l'an dernier. Mais peut-être que d'autres l'on senti autrement…

Focus On : Babyshambles

L'attraction du soir pour les médias était sans conteste Motorhead. Mais si la véritable tête d'affiche était les Babyshambles et Pete Doherty ? On peut tout craindre avec eux… une annulation de dernière minute, un emprisonnement soudain de Pete, un état lamentable à l'entrée en scène… bref, voir les Babyshambles relève plus de la chance à la roulette Russe qu'autre chose ! Et ce soir, c'est presque la peur au ventre que l'on voit Pete mettre les pieds sur scène… mais compensé par un immense plaisir et un énorme soulagement dès qu'il enfourche le micro pour chanter ses premières paroles.

Pete est comme on l'attendait… mais en mieux ! Bourré ou défoncé (d'aucun dirait les deux ?) - that's fuckin' rock n' roll, isn't it ? - mais une classe terrifiante et un humour à tout péter ! Sûrement son dandysme typiquement English… Pour se mettre directement dans l'ambiance, sur les coups de minuit et quart, il lance au public Breton « Good morning England » ! Tenant à peine debout, il se prend dans son micro, proche de la chute, il en perd son chapeau, mais se rattrape avec élégance. On peut en dire ce que l'on veut, mais ce soir les Babyshambles assurent comme des dieux. Projetés sous les splendides lumières de la scène Glenmor, Doherty et ses potes jouent avec les tripes les meilleurs morceaux de leurs deux albums : « Delivery », « Carry Up The Morning », « Killamangiro » ou l'hymne punk « Fuck Forever »… Tous ces morceaux ont une personnalité unique. Non content d'avoir pondu l'un des meilleurs albums de 2007, les Babyshambles défendent leurs titres avec une énergie et une envie incroyable ! De la pure pop-rock punk british. Malgré ses travers et ses parutions multiples dans la presse people, Pete fait le meilleur des bras d'honneurs avec ce putain d'concert. N'en déplaise aux détracteurs et autres journalistes effarouchés, ce soir, aux Charrues, la tête d'affiche, c'était peut-être lui. ANTHOLOGIQUE

Pour le samedi, le copain Lannick a pris la relève! Voici donc son compte rendu (thanks Lannick!) :

Samedi : Libérez Bob l'Eponge !

Jean Jean m'ayant gentiment proposé de faire un petit résumé des Charrues 2008 version Samedi, je commence (et crois bien fini...) ma carrière de chroniqueur. Bon alors je me lance.

Pour commencer le festival, la première image que j'ai vue...les fesses de Camille ! Arrivée à la fin de sa prestation, elle arborait la même fameuse robe que Mireille Darc (je sais c'est pas tout neuf...) portait dans « Le grand Blond avec... » : un décolleté dans le dos arrivant au milieu des fesses ! Voila pour Camille (je sais c'est léger).

Arrive ensuite Duffy, tout de court vêtu qui aura livré un set à l'image de son album, de la soul/jazzy propinette correctement réalisée mais manquant quand même un peu de folie et de panache (pas encore le niveau d'une Amy Winehouse par exemple).


Première constatation quand même sur ce samedi, y'a du monde, et plein même : difficile d'approcher la scène Kerouac à 18 h...Je pense que je n'avais pas vu un monde pareil depuis cette fameuse journée « Noir Désir » en 2001 ! (Effectivement, d'après les journaux, le site était complet : 65.000 personnes quand même). Effectivement, on le verra toute la soirée, difficile d'approcher les tartiflettes ou autres frites sans attendre une bonne 1/2 heure en poussant des coudes. Pour les bars, y'en a plein, donc ça passe quand même, ouf !

Bon revenons à Etienne Daho, tout de noir vêtu, il nous aura délivré un set impeccable, alternant morceaux de son dernier album et tubes (et il y en a quand même des kilos) de sa désormais très longue carrière. Pour la première fois qu'il mettait les pieds à Carhaix, il avait la voix claire et bien placée, et un groupe de zicos qui tient quand même bien la route (mention spéciale à la rythmique et une basse de gros niveau).Visiblement heureux et ému par l'accueil reçu aux Charrues, il n'aura manqué peut-être qu'un petit « Week-End à Rome » pour contenter tout le monde.

Viennent ensuite les Go Team, une fine équipe de sportifs de scène venue de Brighton : la chanteuse, habillée comme une pom-pom girl des années 70 et sa bande de doux-dingues nous auront délivrés une pop/soul du plus bel effet ; joyeuse et pêchue.

L'heure est venue maintenant d'accueillir Gad Elmaleh : un comique à Kerampuilh, j'étais un peu sceptique mais bon visiblement, il est attendu avec une aura plutôt positive par le nombreux public. Passons sur son début de show un peu poussif à mon goût pour arriver directement à un gros moment d'improvisation qui montrera alors clairement la différence entre un mec au spectacle bien huilé et un artiste capable de saisir la balle au bond et de transformer sa soirée en triomphe. A un moment, donc dans un de ses sketchs, il parle de Bob L'éponge. C'est alors qu'on est rentré dans la Quatrième dimension: je ne sais ni pourquoi, ni d'où c'est parti, mais le public s'est mis à scander « Libérez Bob L'éponge ! Libérez Bob L'éponge ! »… Gad arrête alors son sketch et rentre dans le délire pendant un bon quart d'heure, allant jusqu'à aller chercher une guitare et improviser une chanson sur la libération de Bob l'Eponge avec refrain fédérateur repris en choeur par 50.000 personnes...Un pur moment de « portnawak » jubilatoire ! Bon sinon, s'il vous plait, pas de Bigard l'année prochaine, sinon je déchire ma carte de membre (je suis pas membre mais même...).

Vient alors l'heure (ouh vache, il est déjà 23 heures) de Zebramix. J'avais suivi son set l'an dernier en tant que Dj Zebra (scène Xavier Grall) et il faut bien admettre qu'il avait sérieusement fait remuer de la poussière avec ses Bootlegs !

Cette fois, il a remis le paquet mais... surprise avec un groupe de vrais musiciens (dont lui même à la voix et guitare), des invités (Oxmo Puccino, Stephane Mellino (Ex Negresses Vertes)...). Toujours des mélanges rigolos (Noir désir vs Aretha Franklin, Mickael Jackson, Nirvana, Foo Fighters) délivrés avec une belle énergie que clôturera un bon vieux « Jumpin' Jack Flash » des familles. Bon il y a toujours autant de monde, alors difficile d'approcher, d'autant que l'heure de Matmatah approche, je descends sur Glenmor.

Focus On : Matmatah

Bon, personnellement je ne suis pas un fan absolu des Brestois (désolé Jean Jean, mais comme Brestois, je préfère Miossec, mais c'est chacun qui voit). Bon, pour leur concert d'adieu, ils ont visiblement envie de finir fort. Et pour être fort, c'est fort, trop fort : le volume est à donf et hyper agressif empêchant paradoxalement d'apprécier le musique (merci les bouchons distribués par les VC qui m'ont sauvés les tympans sur ce coup là). Ils commencent pleine balle sans s'arrêter et balancent dès le quatrième morceau « Lambe An Dro » qui fera exploser Kerampuilh (style « Tostaky » en 2001 pour ceux qui y était...). Après ça, ils n'arriveront pas véritablement à tenir le rythme et finiront même par m'ennuyer un tantinet sur la fin avec les morceaux plus FM de leur répertoire (« Au Conditionnel », « La Cerise »...). Leur dernier concert me laissera quelque part le même sentiment que leur carrière : sympa parfois, un voix reconnaissable et correcte, un guitariste de talent mais au bout du compte, je m'y ennui assez vite. Allez salut respectueux quand même et merci à Matmatah.

Focus On : The Gossip

Bon après ce concert, je dois dire que mes vieilles jambes commencent à fatiguer un peu mais bon, j'avais dit que je venais essentiellement pour les Gossip, alors j'attends sagement l'installation devant Glenmor. Et, c'est peu de dire que j'ai bien fait d'attendre : The concert.

Pour ceux qui ne voit pas, The Gossip c'est un guitariste, une batteuse (on est aux Vieilles Charrues, mais pas moissonneuse...) et, ce qu'il faut bien appeler un phénomène, Beth Ditto. On pourrait dire que Janis Joplin n'est pas morte ! Elle s'est réincarnée dans le corps d'Aretha Franklin (mais blanche...) et a hérité de la présence scénique de Mick Jagger et de l'énergie d'Iggy Pop ! Elle danse, court partout, se roule par terre, s'évente parce qu'elle a trop chaud, admet qu'elle aime bien manger (on s'en doutait un peu en même temps...), ça sent la sueur et une vraie furieuse envie de tout donner sur scène !

The Gossip nous a offert un pur moment de Rock'n'roll : des morceaux de 2 ' 30, riffs de guitares ravageurs, batterie sismique, et cette voix qui déchire tout, qui vous emporte, qui ne s'arrête jamais, qui vous soulève et vous repose 10 mètres plus loin ! Du jamais vu à Kerampuilh ! The Gossip est arrivé à 2 heures du mat' et a réveillé tout Carhaix en 50 minutes dans un set qui restera dans les mémoires. ANTHOLOGIQUE.

Bon ben voilà, c'est fini pour le samedi, que d'aucun disait qu'il serait sûrement un peu fade, qui finalement se sera avéré plus que correct (et encore je n'ai pas pu voir Does It offend say Yeah) qui me laissera le souvenir d'une superbe fin.

Ah oui j'oubliai j'aurai un petit PS à ajouter à ma journée du samedi. J'étais à Brest 2008 dimanche 13 juillet et j'y ai vu Maion et Wenn. Deux filles du Centre Bretagne (lauréate Jeunes Charrues 2008) qui se sont produites vendredi en ouverture des Charrues également.

Quelque chose me dit qu'il faudra les surveiller d'un oeil ces 2 là, parce qu'elles en ont du talent : elles savent chanter (en mode piano voix ou sur des parodies de rap avec du gros son...), elles ont un vrai talent d'écriture, elles n'ont peur de rien et pas froids aux oreilles, une grosse présence scénique (de la répartie notamment) et surtout, elles ont un vrai quelque chose de plus, du charisme !

Allez les filles ! On est avec vous !

(Chronique du samedi par Lannick)

Dimanche : The Fuckin' Hives!

Arrivée un peu avant 17h sur la pelouse de Carhaix, sous un ciel sans nuage. Le programme du jour semble assez équilibré, avec quelques bonnes surprises à avoir. Après Asa, c'est justement sur les coups de 17h que The Do entre en scène. Le duo, accompagné d'un batteur, s'introduit sur un morceau un peu conceptuel, loin de la pop moelleuse qu'on leur connaît. C'est assez frais, la chanteuse possède une voix superbe et les mélodies sont clairement passe-partout. Bien entendu, le single « On My Shoulders » soulève les foules… mais globalement, le set a un peu de mal à s'emballer faute à ce côté un peu répétitif des mélodies. En définitive, mention correcte… Enchaînement sur Thomas Dutronc et son jazz manouche. Malheureusement, pour cause de bière et de potes, on en a loupé plus de la moitié… mais c'est ça aussi les Charrues. Comme ça, sur la fin, ça semblait sympa et généreux.

Focus On : Vanessa Paradis et M

20h, la grande scène n'attend plus que la reine de la pop française, Vanessa Paradis. Non pas que la diva et son répertoire nous fasse frémir au plus haut point… mais dans son cortège, son altesse a ramené Mathieu Chédid. L'entrée en scène de ce dernier, chapeau et lunettes noires, lui vaut d'ailleurs une ovation exceptionnelle de la part du public Carhaisien. Ensuite, c'est du velours, pour un set d'environ une heure et quart. Et c'est clairement la première bonne surprise de la journée ! Les morceaux sont retravaillés et joués à la perfection par une bonne brochette de zicos à point ! Assez groovy voire un tantôt rock mais surtout pop, le répertoire est magistralement orné de quelques riffs funky et autres solos « à la M ». Sans se gêner, les deux stars font leur show et s'échangent parfois le chant et les regards pour des moments de toute beauté. Vanessa Paradis est très à l'aise dans son registre, détendue, souriante, dansante et gracieuse… ça tient la route bordel !

Focus On : The Kooks

Pas plus de 23 piges au compteur mais pas de complexe. Luke Pritchard et les Kooks montent sur scène avec dans la besace un paquet de ritournelles pop démentielles. On les avait laissés après un premier album terrible et un deuxième un peu plus convenu, mais les quatre gosses de Brighton sont venus faire parler la poudre ce soir ! Le gros son est de sortie... et c'est tant mieux parce que ça sonne divinement bien. L'excellent guitariste Hugh Harris a sorti la collection de Gibson vrombissantes pour faire honneur à une banderole du public Carhaisien affirmant que « Les Kooks envoient le paté! ». Pas faux! Riffs offensifs, immédiats et funky, voix en or (Pritchard a un timbre unique), section rythmique solide, les jeunes anglais enchaînent sans temps mort (et ça joue !) sur, entre autres, « Eddie's Gun », « Sofa Song », « Ooh La », « See The World », « Shine On », « See The Sun » et une version intimiste de « Seaside » avec Luke Prichard, guitare et chant, seul en scène. Pas très loquace avec le public, les Kooks ont tout de même décroché la Charrue, sans la mettre avant les boeufs. High energy rock n' roll pour les Kooks ce soir!

Focus On : The Hives

Sous un ciel de nuit étoilé et parfaitement dégagé, le baromètre annonçait pourtant la tempête... le séisme allait être violent. Il est 22h30, une petite musique sort des enceintes de la scène Glenmore. L'orage approche. Habillé de blanc et de noir, le tsunami Hives entre en scène - « We are the fuckin' Hives » - pour une heure de pure folie. La déflagration est violente. Les Suédois dégagent une énergie prodigieuse et maîtrisent la scène avec une rigueur absolue. Le public est en transe et bout comme une cocotte minute au fil des provocations de l'excellent leader Howlin' Pelle Almqvist. Son humour est destructeur. La pelouse se transforme en champ de bataille, les guerriers Hives mitraillent à coups de riffs carabinés et d'hymnes garages. La folie gronde sur « Walk Idiot Walk », « Two Timing Touch And Broken Bones », « Main Offender » et « Tick Tick Boom ». Les Hives sont déchaînés, à l'image des fous furieux Howlin' Pelle et Nicholaus Arson (guitariste), véritables bêtes de scène. Il est en train de se passer quelque chose… cet incroyable moment magique qui transcende chaque année les Charrues. Le public est sur les genoux… les Hives sont sur le cul ! Donnant - donnant.

Il existe certainement des tas de groupes à la musique plus originale que celle des Hives… Mais sur scène et pour le show, les Suédois font mouche et les festivaliers en gardent de la poussière plein la bouche. Certainement le meilleur concert de cette 17ème édition ! ANTHOLOGIQUE.

Après ça, le coeur suspendu aux étoiles, The Wedding Present nous est passé loin des oreilles… et le final de Morcheeba ne fût pas grandiose. Et même le plaisir de réentendre quelque titres de Big Calm n'efface pas le changement de chanteuse et la réelle mollesse de l'ensemble du show… du coup on part avant la fin. Mais c'est pas grave, notre compte est bon.

Jean Jean

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