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Pearl Jam, Jack White, MGMT, Stereophonics... - Rock Werchter - 07.07.2018Image (2018)

Crédit photo :

 

© 2018 Timmy Haubrechts

 

Eddie Vedder à Rock Werchter 2018.

 

Date et lieu :

 

Rock Werchter, Werchter, Belgique – 07 juillet 2018

 

Live report :

 

Vendredi 06 juillet 2018. France Uruguay, 2-0, c’est dans la poche. Time to go dudes ! Toute l’équipe s’engouffre dans le van, direction Werchter. 9h de route, un B&B de bord d’autoroute et un petit déjeuner à l’arrache, nous y sommes. Transis par un manque de sommeil évident (faites des gosses !) mais galvanisés par une programmation dantesque, ces deux jours de Rock Werchter vont être absolument brillants.

 

Cette énorme messe flamande pulvérise même l’affluence du Stade de France avec ses 88 000 personnes par jour et son affiche démente… Une binouze à la main, le cagnard et ses 28° à l’ombre (quelle ombre ?) nous matraquent le crâne tandis que les new yorkais de The Last Internationale nous assènent leurs riffs fumeux. Choppés à la gorge par la voix et le sex appeal aveuglant de Delila Paz (OMFG !), on retrouve l’essence des Kills et la nervosité des Blood Red Shoes

 

Dans la foulée, Stereophonics, premier nom ronflant de la journée, et son barda de tubes entre sur la Mainstage. Les gallois attaquent sur « C’est La Vie », suivi de « Caught By The Wind » et l’énergique « A Thousand Trees ». Malgré la voix miraculeuse de Kelly Jones et des guitares réglées au poil… c’est fade. Pourtant, le groupe mitraille les cartouches FM populaires parfois populos, pas trop mal fagotées. Mais l’émotion bordel, la prise de risque ? Aux abonnés absents. Sur « Dakota », en fin de set, le groupe se lâche un poil (de Teckel…) plus et réussi une sortie de scène honorable. Pourquoi pas plus tôt ?

 

Quelques dizaines de mètres plus loin, la plus grande des deux scènes couvertes, The Barn, 20 000 places, a été assiégée pour les sœurs Deal. Impossible de rentrer, les Breeders ont fait complet. C’est MGMT qui prend la suite au même endroit. Clivant, les new yorkais ont leurs afficionados et leurs détracteurs. Et le show n’y changera rien. Il fait une chaleur de bête, une odeur de chacal ascendant fennec. Les new yorkais, statiques comme Geneviève de Fontenay à Grevin, ont prévu un light show aux petits oignons (grand écran central, lasers et machin gonflable en fond). La setlist fait la part belle à Oracular Spectacular et Little Dark Age. Malgré un charisme françoishollandesque, voire moins, le public est carrément séduit par le show, galvanisés par ces putains de hits intemporels (« Time To Pretend », « Electric Feel ») et des merveilles de compositions (« Flash Delirium », « Little Dark Age »). Malgré le manque d’aisance scénique (euphémisme…) d’Andrew VanWyngarden, musicalement c‘est vraiment bon, l’hystérie monte et les torrents de sueur coulent sur « Me & Michael » et l’immense « Kids » pour conclure ce set. Hey great !

 

Un peu plus tard, sur la Mainstage, Jack White est attendu de pied ferme. Le décor (blanc et lumières bleues) a de la gueule et Jack trimballe son groupe de pointures (quelle batteuse !) pour livrer un concert de haute voltige, ultra-exigeant ! Mais quelle claque mes aïeux ! L’entrée en matière sur « Over And Over And Over » en mode nerveux donne les premières flambées rock. Prix de gros sur les riffs massifs, déstockage sur les solos crasseux, Jack White est un fou. Pied au plancher, son set est ultra puissant, bien armé de ce groove infectieux (« Corporation », wouah !) et d’une bonne moitié de titres des White Stripes. Ce vampire du blues divisera peut-être par son manque d’échanges avec le public mais White est dans son monde, dans sa musique, dans l’âpreté poussée à son paroxysme. Quelle démonstration de force pour ce boulimique de travail. Compositeur génial et musicien chevronné, il maîtrise l’ascenseur émotionnel en réduisant le tempo (« Hotel Yorba », « Love Interruption ») ou en crevant le plafond (« Steady As She Goes », « Connected By Love »), avant de fracasser le petit bled de Werchter avec le duo final « Icky Thump » (dédié à Donald « postiche » Trump) et le cultissime (hymne footballistique, haha !) « Seven Nations Army ». T’as pas aimé ? Jack s’en fout. Mais quelle folie furieuse.

 

Pour finir de démonter définitivement le champ, c’est Eddie Vedder, Mike McCready et leur clique qui envahissent pour la cinquième fois de leur histoire la scène du Rock Werchter. Le parterre leur mange dans la main dès l’intro acoustique sur « Elderly Woman Behind The Counter In A Small Town ». Pearl Jam se lance ensuite dans un gros set de deux heures émaillé de hits absolument imparables et de reprises mythiques dont une poignante « Imagine » en duo avec Jack Johnson, « Kick Out The Jams » avec Wayne Kramer des MC5 (oh ! himself !) et Kim Thayil de Soundgarden ou encore « I Believe In Miracles » des Ramones en hommage à l’équipe nationale de Belgique qui venait de pulvériser le Brésil la veille. Embrasé, Pearl Jam dévale les pentes du rock & roll (« Do The Evolution », « Even Flow », « Given To Fly »), avale des kilomètres de scène (Vedder et McCready sont intenables !) en déversant des caisses de solos vertigineux (immense « Black », comme toujours, « Why Go »…). Aucune économie, pas plus de préservation, encore moins de calcul, Eddie est simple et entier et se fout les cordes vocales à feu et à sang. A vif ! Le rappel convoque l’hymnesque « Alive » avant la dispensable reprise de « Baba O’Riley » que j’aurais tous les jours troquée contre « Betterman ». Mais c’est une autre histoire… Da gousket, tout le monde au lit, et faites pas les cons ! Non mais.  

 

Jean

 

Setlist :

 

Retrouvez la setlist de Stereophonics ici.

Retrouvez la setlist de MGMT ici.

Retrouvez la setlist de Jack White ici.

Retrouvez la setlist de Pearl Jam ici.

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