Kevin Morby - City Music
(2017)
Pistes :
01. Come to Me Now
02. Crybaby
03. 1234 01:47
04. Aboard My Train
05. Dry Your Eyes
06. Flannery
07. City Music
08. Tin Can
09. Caught in My Eye
10. Night Time
11. Pearly Gates
12. Downtown's Lights
Musiciens :
Kevin Morby
Chronique :
Et comme toujours, tout y est. Kevin Morby a l’incroyable arrogance d’enchaîner les disques (quatre en autant d’années) avec une constance dans l’effort mais surtout avec une qualité hors du commun. Et Singing Saw, son dernier en date avant City Music formait déjà l’apothéose d’une courte mais si précieuse carrière. Le néo-californien (à l’époque) avait sophistiqué ses arrangements, s’était vautré allègrement dans un psychédélisme tellement bien approprié que le disque a tourné des mois durant sur nos platines.
Un an plus tard, Singing Saw à peine digéré, Morby affiche City Music derrière une pochette sobre et viscéralement gracieuse. C’est aussi l’occasion de revenir à une musique plus épurée, moins pourvue d’arrangements mais toujours aussi organique. Tellurique même. La grâce a frappé depuis belle lurette Kevin Morby et, ici plus que jamais, Lou Reed plane comme une ombre… Cette admirable nonchalance dans le chant, ces mélodies épurées, glissant sur quelques riffs discrets et rythmiques aux racines blues, folk et country rappellent Coney Island Baby. Sans aucun doute ni plagiat.
City Music marque peut-être moins à la première écoute. Mais, l’enfilade d’écoutes et l’imprégnation, à nouveau, de son monde et de ses prouesses musicales (quel son de guitares !) finit par convaincre, largement. A fleur de peau, beau comme une toile clair-obscur, le baladin sert à merveille ses airs discrets (« Come To Me Now », splendide « Dry Your Eyes », entêtante « Caught In My Eyes ») et ses envolées mélodiques (« Crybaby », « City Music » et son ascenseur émotionnel, « Tin Can » et son presque jam de folie). L’équilibre est parfait, le disque est brillant. Encore.
Note Rocklegends : 4 /5
Jean